Gecco fête ses 10 ans !

Nous avons le plaisir de vous inviter à notre soirée de lancement « La ville de Lille et Gecco roulent pour un carburant local et renouvelable », qui se déroulera le 11 Mai 2017 à la Maison de l’habitat durable à Lille.

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Cette soirée est aussi l’occasion de célébrer ensemble les 10 ans de Gecco !

Vous pouvez d’ores et déjà vous enregistrer à partir de notre formulaire: Formulaire d’inscription soirée du 11 mai

Merci de compléter le formulaire au plus tard le 28/04/17. Vous recevrez une confirmation de votre inscription à l’issu du formulaire.

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« La ville de Lille et Gecco roulent pour un carburant local et renouvelable »
Jeudi 11/05/2017 – A partir de 18h30
Où ? Maison de l’habitat durable
7 Bis Rue Racine, 59000 Lille
Retrouvez la maison de l’habitat durable sur google maps

Gecco dans « Mon Nord Pas de Calais »

Voir l’article original ici :

http://mon.nordpasdecalais.fr/blog/category/ils-font-le-nord-pas-de-calais/ces-entreprises-qui-innovent/


Créée en 2007, l’entreprise Gecco collecte les huiles de friture usagées pour les recycler en biodiesel et faire rouler les transports publics.

Julien Pilette a fondé Gecco en 2007

Julien Pilette a fondé Gecco en 2007

Dérèglement climatique, limitation des énergies fossiles, gaz à effet de serre… Déjà sensible à ces problématiques, Julien Pilette découvre au début des années 2000 que l’huile peut être transformée en carburant. Il développe son idée et son projet d’entreprise pendant son master d’économie solidaire à Valenciennes : « On a voulu travailler sur un déchet, pour une deuxième utilisation du produit. Le Nord-Pas de Calais est une terre de friture, ça représente donc un grand volume d’huile usagée qu’on peut recycler et transformer en biodiesel. » La jeune entreprise a bénéficié d’aides de la Région au titre de la maîtrise des énergies et du développement de l’économie sociale et solidaire. « En comparaison avec la filière du gazole classique, le biodiesel crée dix fois plus d’emplois. En plus, même s’il pollue, le carbone qu’il dégage vient d’une plante qui l’avait absorbé pendant sa croissance. Et puis, contrairement à d’autres biocarburants, il est fabriqué à base d’un déchet, pas de nourriture potentielle comme la canne à sucre par exemple.»

VIVE LE BIODIESEL LOCAL !

La collecte des huiles usagées s'effectue autant que possible à vélo triporteur.

La collecte des huiles usagées s’effectue autant que possible à vélo triporteur.

La loi limite à 30% la proportion de biodiesel dans le gazole des bus urbains ou des camions de collecte des déchets. « Le biodiesel ne remplacera donc pas le pétrole, mais fait partie d’un bouquet énergétique renouvelable », précise Julien Pilette. Actuellement, Gecco collecte des huiles usagées dans les restaurants, ainsi que dans certaines déchetteries, pour les envoyer dans les filières internationales de recyclage. Pour la jeune entreprise, cette filière n’est pas satisfaisante : elle impose trop de transport, et la transformation est chimique, donc polluante. Gecco a confié de 2010 à 2013 à un jeune doctorant-chercheur une étude sur la transformation de l’huile en biodiesel grâce à un procédé biologique. L’étude a abouti, et l’entreprise procède à une levée de fonds pour permettre la création dans la région d’un site pilote, fin 2015. On y transformera  proprement et localement 200 litres d’huile par jour, et 2000 litres à terme. « On réduit considérablement le transport: la matière première est collecte, transformée et consommée sous forme de carburant dans la région. On veut montrer que le modèle fonctionne pour essaimer ailleurs, c’est le principe de la 3e révolution industrielle !»

Gecco, acteur de la troisième révolution industrielle

Gecco est mis à l’honneur dans le cadre de la troisième révolution industrielle en Nord Pas de Calais.


Et si manger des frites permettait de faire rouler les transports publics ?

Publié 10 octobre 2014

Remplacer le pétrole par de l’huile de friture, une idée en or au pays de la frite !

Cette idée c’est celle de Julien Pilette, co-créateur de Gecco, qui fut l’un des premiers à découvrir « l’or vert de la Frite » ! Depuis 2007, son entreprise collecte les huiles alimentaires usagées auprès de 1500 restaurateurs pour, bientôt, la transformer en biodiesel. Ce carburant vert permettra de faire rouler des véhicules de transport public dans la région. Ce projet mené avec l’université de Lille 1 montre qu’il est possible d’utiliser les ressources du territoire, en l’occurrence un déchet végétal, pour remplacer à terme les énergies non renouvelables.

La collecte s’effectue notamment en vélo triporteur, l’huile va être recyclée localement : ce projet permet de relocaliser une filière en économie circulaire sur un territoire, de valoriser les circuits courts, de créer de l’emploi et de diminuer l’empreinte écologique de l’activité. Les nordistes vont bientôt pouvoir rouler dans des véhicules propres et moins polluants !

Qui a dit que manger des frites était mauvais pour la santé ?

Gecco dans la Voix du Nord pages ecos-Régionales

Disponible ici :
http://www.lavoixdunord.fr/economie/gecco-une-pme-de-seclin-veut-son-usine-a-huile-de-ia0b0n1834075

Gecco, une PME de Seclin, veut son usine à huile de friture pour faire rouler des bus

Publié le 10/01/2014

Par YANNICK BOUCHER

A 34 ans, Julien Pilette a des visions à la tête de Gecco, sa PME seclinoise. Les huiles de fritures qu’il récolte dans les restaurants doivent pouvoir être bioraffinées pour faire rouler des bus.

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Julien Pilette dans son atelier à Seclin, un jeune entrepreneur déterminé dans sa chasse au pétrole. PHOTO MAX ROSEREAU<br />
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Il a le panache de l’opiniâtreté, le culot et la confiance allant de pair. Plus jeune, Julien grignotait son crayon en rêvant en salle de classe à l’IAE de Lille, section sciences de gestion. Il réalise en plein cours que rouler avec des huiles végétales pourrait signer l’arrêt de mort du pétrole, principal accusé dans le procès au réchauffement climatique planétaire. « C’est là que je rentre dans un délire, confesse-t-il. J’installe un bidon de 200 litres d’huile de colza sur un petit camion, avec une pompe vers le moteur ». Bonne route…

Avoir la frite

Octobre, diplôme. Mars, création d’entreprise. Gecco naît en 2007 à Seclin, zone industrielle B. Le projet s’accorde avec les valeurs de la fibre humanitaire (récolte de fonds pour les pays pauvres lorsqu’il fut plus jeune), de l’économie sociale et solidaire (emplois d’insertion), recherche du bon sens écologique (remplacer du pétrole non renouvelable par un déchet). Plus de 1 500 restaurants sont aujourd’hui collectés par les camions partenaires du transporteur social Main Forte,les huiles de palme, de tournesol ou le gras de bœuf étant récupérés gratuitement.

A Lille, un vélo triporteur fait le travail dans une activité non réglementée, sur un marché dominé par la concurrence belge. Aujourd’hui, les huiles sont toutes globalement collectées et traitées en bioraffineries (Véolia a ainsi une grosse usine près de Paris), pour des clients finaux belges ou allemands.

Bâtir une usine

Que vient donc faire Julien dans ce paysage atomisé ? Le biodiesel de Gecco est différent en ce qu’il intègre l’analyse en cycle de vie de ses huiles, leur écoconception pour un impact limité sur l’environnement. Gecco collecte 200 tonnes par an sur un gisement régional estimé à 5 700 tonnes. Une goutte d’huile. Une levée de fonds de 600 000 euros s’amorce pour construire une unité pilote de valorisation énergétique avec une collectivité partenaire qui reste à trouver, si possible, bien sûr, dans la région. Le modèle est celui de Transpole dont les bus métropolitains roulent à 30 % avec le biogaz fabriqué par le centre de valorisation organique (CVO) de Sequedin. Gecco emploie 7 salariés pour 300 000 euros de volume d’affaires. A cinq ans, l’effectif devrait tripler, comme le volume de collecte. En multipliant le chiffre d’affaires par cinq.