Valenciennes: du biodiesel pour défendre l’économie solidaire et sociale

Julien Pilette, ce jeune entrepreneur originaire d’Artres revient sur son cursus qui l’a aidé à créer en 2007 sa société et devenir co-fondateur et gérant de Gecco, entreprise solidaire d’utilité sociale spécialisée dans la valorisation des huiles.

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Julien Pilette, fondateur et gérant de Gecco, partenaire des usines McCain et lauréate du programme «<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Scale Up 2013<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
» des fondations Rothschild.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
VDN

Il interviendra lors de la conférence sur le thème « Loi relative à l’économie sociale et solidaire : quelles opportunités pour les territoires ? », ce mardi.

Son parcours

Après un DUT GEII pendant lequel il a côtoyé le monde associatif et humanitaire, Julien Pilette s’est tourné vers un DUT GEA, puis un Master 1 à l’IAE de Lille où il a eu « l’idée avec un copain de créer une activité autour des hu iles ». Il a poursuivi son cursus par un Master Développement Local Entrepreneuriat et Économie Solidaire à l’Université de Valenciennes. À raison d’une semaine de cours par mois, il a pu se consacrer à la préparation de son entreprise (qui a fait notamment l’objet de son stage), découvrir des structures, par exemple de finance solidaire et éclairer son choix de statuts. Cinq mois après le diplôme, les statuts de Gecco étaient déposés.

« Entreprendre avec du sens »

Pour cet entrepreneur qui a toujours voulu être son propre patron, il est logique de « coller à toutes ses valeurs ». Il faut améliorer notre façon de faire sans refuser le progrès. « Le problème que l’on a actuellement c’est que l’on présente les extrêmes opposés. On dépasse la limite que l’être humain et la planète peuvent accepter. […] Nous consommons beaucoup trop. […] Il faut réduire sa consommation en arrêtant les abus. Globalement j’essaie d’être dans le bon sens, j’ai des appareils modernes mais je répare moi-même ».

Ainsi, Gecco, implantée à Lille, collecte des huiles usagées dans les restaurants ou déchetteries et les envoie vers des filières internationales de recyclage. Mais pour limiter les transports et la pollution, un prototype d’unité de production de biodiesel a été développé afin de relocaliser pour « boucler la boucle : collecter, fabriquer et consommer localement ».

Gecco, acteur de la troisième révolution industrielle

Gecco est mis à l’honneur dans le cadre de la troisième révolution industrielle en Nord Pas de Calais.


Et si manger des frites permettait de faire rouler les transports publics ?

Publié 10 octobre 2014

Remplacer le pétrole par de l’huile de friture, une idée en or au pays de la frite !

Cette idée c’est celle de Julien Pilette, co-créateur de Gecco, qui fut l’un des premiers à découvrir « l’or vert de la Frite » ! Depuis 2007, son entreprise collecte les huiles alimentaires usagées auprès de 1500 restaurateurs pour, bientôt, la transformer en biodiesel. Ce carburant vert permettra de faire rouler des véhicules de transport public dans la région. Ce projet mené avec l’université de Lille 1 montre qu’il est possible d’utiliser les ressources du territoire, en l’occurrence un déchet végétal, pour remplacer à terme les énergies non renouvelables.

La collecte s’effectue notamment en vélo triporteur, l’huile va être recyclée localement : ce projet permet de relocaliser une filière en économie circulaire sur un territoire, de valoriser les circuits courts, de créer de l’emploi et de diminuer l’empreinte écologique de l’activité. Les nordistes vont bientôt pouvoir rouler dans des véhicules propres et moins polluants !

Qui a dit que manger des frites était mauvais pour la santé ?

Gecco dans la Voix du Nord pages ecos-Régionales

Disponible ici :
http://www.lavoixdunord.fr/economie/gecco-une-pme-de-seclin-veut-son-usine-a-huile-de-ia0b0n1834075

Gecco, une PME de Seclin, veut son usine à huile de friture pour faire rouler des bus

Publié le 10/01/2014

Par YANNICK BOUCHER

A 34 ans, Julien Pilette a des visions à la tête de Gecco, sa PME seclinoise. Les huiles de fritures qu’il récolte dans les restaurants doivent pouvoir être bioraffinées pour faire rouler des bus.

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Julien Pilette dans son atelier à Seclin, un jeune entrepreneur déterminé dans sa chasse au pétrole. PHOTO MAX ROSEREAU<br />
VDNPQR

Il a le panache de l’opiniâtreté, le culot et la confiance allant de pair. Plus jeune, Julien grignotait son crayon en rêvant en salle de classe à l’IAE de Lille, section sciences de gestion. Il réalise en plein cours que rouler avec des huiles végétales pourrait signer l’arrêt de mort du pétrole, principal accusé dans le procès au réchauffement climatique planétaire. « C’est là que je rentre dans un délire, confesse-t-il. J’installe un bidon de 200 litres d’huile de colza sur un petit camion, avec une pompe vers le moteur ». Bonne route…

Avoir la frite

Octobre, diplôme. Mars, création d’entreprise. Gecco naît en 2007 à Seclin, zone industrielle B. Le projet s’accorde avec les valeurs de la fibre humanitaire (récolte de fonds pour les pays pauvres lorsqu’il fut plus jeune), de l’économie sociale et solidaire (emplois d’insertion), recherche du bon sens écologique (remplacer du pétrole non renouvelable par un déchet). Plus de 1 500 restaurants sont aujourd’hui collectés par les camions partenaires du transporteur social Main Forte,les huiles de palme, de tournesol ou le gras de bœuf étant récupérés gratuitement.

A Lille, un vélo triporteur fait le travail dans une activité non réglementée, sur un marché dominé par la concurrence belge. Aujourd’hui, les huiles sont toutes globalement collectées et traitées en bioraffineries (Véolia a ainsi une grosse usine près de Paris), pour des clients finaux belges ou allemands.

Bâtir une usine

Que vient donc faire Julien dans ce paysage atomisé ? Le biodiesel de Gecco est différent en ce qu’il intègre l’analyse en cycle de vie de ses huiles, leur écoconception pour un impact limité sur l’environnement. Gecco collecte 200 tonnes par an sur un gisement régional estimé à 5 700 tonnes. Une goutte d’huile. Une levée de fonds de 600 000 euros s’amorce pour construire une unité pilote de valorisation énergétique avec une collectivité partenaire qui reste à trouver, si possible, bien sûr, dans la région. Le modèle est celui de Transpole dont les bus métropolitains roulent à 30 % avec le biogaz fabriqué par le centre de valorisation organique (CVO) de Sequedin. Gecco emploie 7 salariés pour 300 000 euros de volume d’affaires. A cinq ans, l’effectif devrait tripler, comme le volume de collecte. En multipliant le chiffre d’affaires par cinq.

Historique de Gecco dans les médias

Article dans Le blog de la Faculté libre de sciences humaines de Lille du 5 Juin 2012
Article dans Nord Eclair du 12 Fevrier 2012
Reportage public sénat « Tous au vert » le 28 Mai 2011
Article dans la Voix du Nord du 22 Janvier 2011
Reportage France3 « Naturebis » le Dimanche 28 Novembre 2010
Reportage Weo le Mardi 27 Avril 2010
RTL2 début janvier 2010
Article dans L’Observateur du Valenciennois Le 18 décembre 2009
Reportage France3 « Brunch » le Samedi 12 Septembre 2009
Article dans La Voix du Nord du 13 Fevrier 2009
Article dans FACE (le Grand Lille) de février 2008
Article dans « l’Entreprise » de Novembre 2007
Article dans la Gazette du 20 Septembre 2007
Article dans la Voix du Nord du 5 et 6 Aout 2007
Reportage France3 le jeudi 12 Juillet 2007
Article dans Nord Eclair du 7 Juillet 2007
Article dans La Voix du Nord du 15 Juin 2007
Article dans « la maison écologique » de Avril-Mai 2007
France Info et France Bleu Nord le 8 janvier 2007
France Bleu Nord le 31 Décembre 2006