Le projet BIOHEC-LIFE vise à faire la démonstration d’une filière locale de production de biodiesel issu des huiles alimentaires usagée. Il s’inscrit dans un projet européen.

Sa finalité est de dupliquer la filière de valorisation locale sur d’autres territoires en France et en Europe.

LE PROGRAMME LIFE : UN CO-FINANCEMENT EUROPÉEN

Le programme LIFE est l’instrument financier de la Commission permettant de soutenir les projets liés à l’environnement et au climat.

Il s’adresse à des porteurs de projets publics et privés. Son objectif est de promouvoir et financer des projets innovants. Ces projets peuvent porter sur la conservation d’espèces et d’habitats, la protection des sols, l’amélioration de la qualité de l’air ou de l’eau, la gestion des déchets ou encore l’atténuation ou l’adaptation au changement climatique.

Pour la période 2014-2020, le programme LIFE est réparti en deux sous-programmes distincts : le sous-programme « Environnement » et le sous-programme « Actions pour le Climat ».

Si vous souhaitez en savoir plus sur le programme LIFE, cliquez ici

 

DES OBJECTIFS ENVIRONNEMENTAUX EUROPÉENS AMBITIEUX

Les transports sont responsables de près de 30% des émissions totales de CO2 de l’Union européenne. Parmi ces émissions, 72% proviennent du transport routier. Les États membres ont pour objectif une réduction des émissions dues aux transports. Cette réduction doit atteindre 60% d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 1990. 

Gecco recycle les huiles végétales usagées en biodiesel. Nous contribuons ainsi aux objectifs de l’Union Européenne en matière d’utilisation d’énergies renouvelables.

économie circulaire des déchets de la restauration

DES ÉNERGIES ISSUES DE RESSOURCES RENOUVELABLES

La directive 2009/28/CE du 23 avril 2009 contraint chaque État membre à augmenter sa part d’énergie produite à partir de sources renouvelables dans le secteur des transports. Ainsi, cette part doit être au moins égale à 10% de leur consommation finale d’énergie du secteur.

Malheureusement, en 2018, seulement deux pays européens ont réussi à atteindre cet objectif : la Suède (29,7 %) et la Finlande (14,9 %)La moyenne de l’UE a été de 8,3 %, rendant difficile l’atteinte de l’objectif de 10% pour 2020. La France a presque atteint l’objectif, avec 9% d’énergie renouvelable dans les transports. Et c’est en partie grâce à Gecco ! (Statistiques sur les énergies renouvelables)

La directive révisée sur les énergies renouvelables est entrée en vigueur en décembre 2018. Cette directive s’inscrit dans le cadre du paquet “Une énergie propre pour tous les Européens”. Son objectif est de faire de l’Union Européenne le chef de file à l’échelle mondiale dans le domaine des énergies renouvelables. L’UE cherche aussi à respecter ses engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris en matière de réduction des émissions.

Cette directive fixe à l’UE un nouvel objectif contraignant en matière d’énergies renouvelables à l’horizon 2030. Ainsi, chaque État membre doit produire 32% de sa consommation finale d’énergie à partir de sources renouvelables. De plus, la directive est assortie d’une clause en vue d’une révision à la hausse d’ici à 2023. Avec la suppression de l’objectif de 10%, les producteurs de biocarburants espèrent qu’une obligation d’incorporation sera adoptée.

 

Article 25 de cette directive : Intégration de l’énergie renouvelable dans le secteur des transports.

Afin d’intégrer l’utilisation de l’énergie renouvelable dans le secteur des transports, chaque État membre doit imposer une obligation aux fournisseurs de carburants. Selon cette obligation, la part de l’énergie renouvelable dans la consommation finale d’énergie dans le secteur des transports devra atteindre au moins 14 % d’ici 2030. La trajectoire indicative sera définie par l’État membre en question et calculée conformément à la méthode établie dans le présent article et aux articles 26 et 2.

BIOHEC-LIFE : POUR UN CARBURANT LOCAL PLUS PROPRE

Pour Gecco, le projet BIOHEC-LIFE s’inscrit dans une volonté de développer des biocarburants plus propres que ceux qui ont pu participer à l’atteinte de l’objectif de 10%.

En effet, la plupart de ces biocarburants dits de première génération utilisent pour leur production des cultures destinées initialement à l’alimentation, ce qui au delà de revenir à détruire des denrées alimentaires, encourage le rejet de gaz à effet de serre (plus d’informations ici). Pour éviter cette  concurrence, une seconde génération de biocarburants utilisant des matières premières issues de déchets ou de ressources non alimentaires est apparue.

Les huiles alimentaires usagées, déchets de l’industrie agroalimentaire et de la restauration, jouent un rôle majeur dans le développement de ces nouveaux biodiesels. Ainsi, notre projet participe pleinement au développement d’une économie circulaire au niveau Européen. Nous travaillons à développer et tester un prototype qui permettra une transformation plus efficace. 

L’Union Européenne a mis à jour la Directive Cadre sur les Déchets, le Plan d’Action Economie Circulaire et la Stratégie de la Ferme à la TableElle nous rappelle ainsi que les États membres doivent réduire la production et améliorer la gestion des déchets alimentaires. 

La Commission s’est donné pour objectif de réduire de moitié le gaspillage alimentaire par habitant d’ici à 2030. Cette réduction concerne aussi bien le commerce de détail que le consommateur. L’article 11.6 de la Directive Cadre sur les Déchets engage aussi la Commisson à développer des objectifs de recyclage pour les biodéchets municipaux d’ici fin 2024. Ces objectifs nous permettront de nous diriger vers un Pacte Vert pour l’Europe, pour une transition juste et inclusive

transformation biocarburant

Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger la brochure de présentation du projet.